Gang de filles fête ses 1 an !

Voila, ça y est c’est officiel, j’ai lancé Gang de filles il y a un an et je vous en fais le bilan !

C’est fou comme le temps passe vite. Il y a un an, je m’en rappelle encore, B (mon chéri) et moi, on avait lancé un compte à rebours pour le lancement du site. On était comme des gosses devant l’ordinateur et au moment fatidique… pouf… rien ! Hahaha gros bug d’hébergement, aucun site en ligne !

Je ne vous raconte pas le stress ! Enfin lui plus que moi parce c’est lui qui l’a crée de A à Z alors qu’il n’avait jamais fait ça auparavant. Chapeau quand même!

Bon sauf que ce soir là on avait prévenu tous nos potes du lancement, et qu’au bout de 10 minutes on a commencé à recevoir des textos : « Euh y’a pas un soucis je vois pas le site? » « Je vois rien c’est normal? » LE GROS FLOP quoi !

Cette idée de col amovible je l’ai eue en dormant, un matin je me réveille, j’en parle à B pour savoir si c’était complètement naze ou super bien, et il me dit « génial, c’est une super idée fonce ! »

Ok, Maintenant il faut que je sache si mon idée plait à d’autres personnes que nous. Et après 3 soirées organisées à domicile avec mes copines et leurs copines : carton plein, elle repartent chacune avec une chemise et des cols! A ce moment là je me dis « Je crois que y’a un truc à faire… »

J’avais cousu moi-même une dizaine de chemises, fais les photos comme je pouvais et roule ma poule on verra bien ! En réalité je suis pas du style « on verra bien », j’ai plus tendance à vouloir atteindre la perfection quand je fais quelque chose. Le souci c’est que ça a souvent tendance à me bloquer parce que j’attends que ce soit parfait avant de me lancer.

Un ami m’a d’ailleurs dit : « T’es en train de perdre du temps pour rien, ce ne sera jamais parfait, tu pourras l’améliorer au fur et à mesure mais vas-y sinon tu ne vas jamais te lancer. Montes ton projet par de petites marches, comme ça si tu en loupes une, tu retombes sur la marche précédente et tu ne repartiras pas de zéro »

Pas mal ce conseil, je le suis depuis que j’ai créé le Gang et je trouve que ça marche plutôt bien. Rien n’est parfait, j’ai encore beaucoup (beaucoup) de choses à améliorer mais ça avance.

J’ai toujours voulu créer ma propre marque de vêtements, à 5 ans je savais que j’en ferais mon métier, mais il m’a fallu attendre mes 30 ans pour me sentir prête. Et puis je n’ai jamais vraiment trouvé ma place en travaillant pour les autres. Ça ne me correspond pas, je sens bien que je ne rentre pas dans le moule et je n’ai jamais été totalement épanouie dans mes précédents boulots.

L’idée de me mettre à mon compte était restée dans ma tête mais ça me paraissait complètement inconscient de lâcher un poste stable de cadre pour partir à l’aventure. C’est ma grossesse qui a tout changé. J’ai revu mes priorités et j’ai fais le bilan: « Impossible de continuer comme ça, je ne suis pas épanouie, je n’exploite pas totalement mes capacités, je suis capable de beaucoup mieux ».

Ma plus grosse difficulté c’est de me former au métier d’entrepreneuse.

Soyons clairs, je suis diplômée en Design de mode, ce qui me permet de pouvoir créer une collection complète, de l’idée à la confection finale. Je dessine, je fais les patrons, je couds, bien. Je vous explique d’ailleurs mon parcours sur cette page.

Oui mais voilà, ce que j’ai vite appris c’est que ça ne suffisait pas. Je ne suis plus employée, je ne suis plus styliste-modéliste, je suis chef d’entreprise. C’est à dire que je dois être multi-casquettes, faire le métier le plusieurs personnes en même temps.

Je dois savoir faire un peu de compta (aie), un peu de gestion (re-aie), connaitre les bases du SEO (le quoi?? haha), comprendre les clés de la communication et du Marketing Digital (Help !), faire un peu de graphisme, et puis surtout vendre mes créations donc être une bonne commerciale !

« Oui, allô ? Je voudrais commander 5 cerveaux s’il vous plait? »

Tout ça, je l’apprends tous les jours et croyez-moi c’est loin d’être dans ma zone de confort.

En fait, être entrepreneur est beaucoup plus compliqué que ce que j’imaginais au départ mais qu’est ce que c’est excitant !

Je bosse 60h par semaines, et les week ends aussi, je n’ai plus vraiment de vie sociale, je ne dors plus la nuit parce que dès que je me couche, mon cerveau se met en mode « essoreur à salade ». Je mange, je dors et donc je vis Gang de filles. Et ce qui est fou c’est que c’est addictif !!

C’est un projet passionnant, qui me permet de me découvrir chaque jour, de me dépasser, d’aller au delà de ce que je pensais être capable, de me faire violence (parfois même à en pleurer d’épuisement) mais surtout de faire de belles rencontres.

Pendant ces derniers mois, je me suis souvent sentie très seule, ce qui est le problème de beaucoup d’entrepreneurs. Mais en partageant mon projet sur les réseaux sociaux, j’ai rencontré des nanas extras.

En fait, je pense particulièrement à un mail de Laurie, Designer textile, qui un jour m’a proposé de créer un motif exclusif pour mes cols ! Sans rien attendre en retour d’autre que la satisfaction de participer à l’aventure du Gang. C’est quand même fou… Et bien de ce mail allaient découler plein de belles choses par la suite sans que je puisse une seconde m’y attendre. J’ai rencontré son amie Virginie, ma deuxième rencontre de l’année, avec qui nous préparons de beaux projets et qui m’aide aussi beaucoup au quotidien.

Sans oublier mes clientes avec qui je crée une relation unique, qui me suivent dans mon évolution, et dont la fidélité et l’implication me touchent beaucoup. Et petit à petit, le Gang se forme. Une communauté de filles authentiques, sincères, qui croient fort en mon projet et surtout aux valeurs que je défends.

Vous ne pouvez pas imaginer le plaisir que j’ai à recevoir vos messages d’encouragements. Un petit message d’une cliente me disant « Allez courage pour ton salon » c’est génial et ça me booste tellement !

Si vous me lisez, merci du fond du coeur.

Enfin, ce bilan me permet aussi de me rendre compte des sacrifices à faire pour un projet comme celui-la, des sacrifices en terme de temps et d’argent. Beaucoup moins de moment passés en famille, entre amis, de week end disponibles etc… La fatigue est surtout psychologique car c’est le projet d’une vie, un investissement à 300%, c’est dur moralement et l’entourage est très important. J’ai beaucoup de chance car tout mon entourage me soutient et croit en moi. C’est primordial car je ne penses pas qu’on puisse monter un tel projet sans être soutenu moralement. J’ai des parents entrepreneurs, et je pense qu’il savent combien leurs conseils sont précieux.

Il existe d’ailleurs beaucoup de groupes d’entrepreneurs sur les réseaux sociaux et qui sont vraiment géniaux si ça vous intéresse. Je pense notamment au groupe « Les entrepreneuses qui dechiiiiires » qui sont toujours prêtes à répondre aux questions et à partager leurs bons plans 

C’est en écrivant ce bilan que je me rends compte à quel point j’ai avancé en un an.

Moi qui ai toujours l’impression d’être face à une énorme montagne à escalader, sans savoir par où passer pour arriver au sommet. En faisant ce bilan, je regarde en arrière et je vois aussi tout ce que j’ai déjà parcouru. J’ai trouvé une idée, crée un prototype, déposé un nom de marque. Produit du stock, testé mon produit, rencontré du monde, et créé un site internet. J’ai été vendue dans des boutiques, participé à 15 salons de créateurs. Rassemblé 1700 personnes sur Instagram et 900 sur Facebook, j’ai rencontré des influenceurs, répondu à 4 interview, et intégré l’Atelier Meraki.

Whouaou ! Enfin voilà c’est quand même un truc de dingue ce qu’il m’arrive et ça fait du bien de se poser deux minutes pour prendre un peu de hauteur. Je pense d’ailleurs que je vais lever mon verre à cette première année. Je voudrais m’obliger à ne plus me focaliser sur cette montagne énorme face à moi mais plutôt sur cette aventure incroyable que je suis en train de vivre. Et c’est en grande partie grâce à vous alors vraiment un grand MERCI <3

Marine

Marine Le Quentrec